Je suis professeur des écoles, je travaille donc 26 heures par semaine face aux élèves, sans compter les heures de préparation, de correction, de formation professionnelle obligatoire, de réunions...
Vous et votre ami NS parlez, comme d'habitude, de choses que vous ne connaissez pas, ou mal, et vous nagez dans l'approximation. Ces à-peu-pres sont la cause d'une analyse tronquée, inexacte du monde et de la société qui vous entoure, comme vous en avez fait preuve ici à de nombreuses reprises.
Je répète par ailleurs que le nombre d'heures effectuées au travail n'est pas pour moi signe de la qualité d'un être humain. Il n'y a pas, dans nos sociétés, assez de travail pour tous, comme le montre la croissance exponentielle du taux de chômage. La solution à nos difficultés serait peut-être de partager le travail, de travailler moins. Cela irait dans le sens de l'histoire, qui a vu au cours des 150 dernières années la fin de l'esclavage, la fin du travail des enfants, la réduction progressive du temps de travail ainsi que l'augmentation du temps libre. Rappelons que le mot Liberté figure en première place dans notre devise républicaine, à laquelle vous n'adhérez peut-être pas, ou alors sans prendre en compte le sens des termes qui la composent.
Je pense que ce n'est pas dans le travail que nous somme libres, contrairement à ce qu'ont dit N. Sarkozy et quelques-uns de ces prédécesseurs idéologiques, qui n'avaient pas hésité à inscrire une autre devise, que je ne pourrai jamais faire mienne ("Le travail rend libre") au-dessus de l'entrée de camps dont les noms donnent la nausée. Libre à vous de vous réclamer de cette idéologie.
Pour info, quelques sources, déjà données dans un autre message :
* N. Sarkozy : "C'est par le travail qu'on devient libre", ici :
* "Arbeit macht frei", le travail rend libre, ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbeit_macht_frei* Sur le rapport de l'un avec l'autre, une intéressante analyse, ici :
http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-uneQuant à la phrase "M Sarkozy, vous partez mais L 'histoire vous le rendra", outre sa lourdeur (là, oui, c'est le prof qui parle : qu'est-ce que l'histoire rendra à Sarko ? son fauteuil ? son départ ? un hommage ?) elle montre une vision un peu magique de la politique. Vous êtes comme nous tous, vous n'avez aucune idée de ce que demain sera. Peut-être Sarko reviendra-t-il, peut-être l'histoire le jugera-t-elle comme un bon président (mais je gage que ce jugement ne fera pas l'unanimité), peut-être que plus personne n'entendra plus jamais parler de lui...
J'ajoute que je vous réponds ici, dans un forum démocratique, alors que j'estime que nous n'en respectez pas les règles, par votre recours à l'anonymat, comme je l'ai dit dans un de mes précédents messages, ici :
http://www.interact-ifs.fr/index.php?topic=1225.msg2686#msg2686Vous-mêmes n'avez pu savoir ma profession que parce que, contrairement à vous, je ne porte pas de masque. Vous lisez donc le dernier message que je prendrai la peine d'écrire pour répondre à vos attaques plutôt viles, franchement droitières, poujadistes, et j'en passe. Le débat démocratique ne peut se développer qu'entre citoyens, pas avec des fantômes...