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Auteur Fil de discussion: Les "néo-pseudo-experts"  (Lu 1130 fois) Envoyer par Email Ajouter aux favoris / Partager
andre talpied
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« Répondre #15 le: 22 Mai 2020 à 18:20 »
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                                       Une lumière vers laquelle on se presse pour voir mieux et non pour briller    (emprunté à Nietzsche).
 Ce qui justifie ma "taquinerie" à l'encontre des néo-pseudo-experts!!
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andre talpied
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« Répondre #16 le: 02 Juin 2020 à 17:33 »
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                Le samedi 30 mai, sur un plateau de TV,cinq journalistes commentaient les déclarations "conte-attaque" du Pr Raoult.
 Sur fond de règlement de compte, les débats (?) ont tourné très vite à : "Paris= 1 ....Marseille= 0".
                Ni l'animateur, ni les journalistes n'ont évoqué les doutes exprimés par une centaine de chercheurs sur l'étude de "The Lancet".
Il aurait été objectif de signaler, également, que l'OMS rendra son opinion finale mi-juin..
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Gilles GENEVIEVE
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GG


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« Répondre #17 le: 03 Juin 2020 à 11:07 »
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Cette histoire, autour de l'étude très contestable du Lancet, est hallucinante, et pourrait déboucher sur des conséquences majeures :

1. la presse scientifique et, plus spécifiquement, les revues à comité de lecture, sont-elles indépendantes des lobbys, groupes de pression et autres laboratoires pharmaceutiques ? On peut maintenant en douter, comme le signalent de nombreux articles, prises de position d'un nombre grandissant de médecins, voire de rédacteurs de ces revues, etc.

2. quel crédit accorder à des interdictions, même provisoires, fulminées quelques heures après la publication d'une telle étude et sans que les personnes qui les ont initiées aient eu seulement, à l'évidence, le temps de l'étudier posément ? En s'arc-boutant sur des querelles de personnes, en refusant un traitement simple et peu coûteux avec des arguments si peu valides, le gouvernement prend des risques. Le professeur Christian Perronne – infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches - pense ainsi que la politique gouvernementale pourrait être tenue pour « responsable d’un désastre évitable ».

Je vois dans cette situation une illustration supplémentaire du libéralisme mortifère que je dénonce depuis que j'ai une conscience politique, ce qui s'étale maintenant, je l'avoue, sur plus de 4 décennies.

Raoult, puisque vous en parlez André, a commis quelques erreurs (par exemple en minimisant un peu trop l'ampleur de l'épidémie à venir, avant qu'elle n'arrive vraiment en France et en délivrant une communication emprunte d'un ton parfois méprisant - même si ça tranche de façon réjouissante avec la langue de bois généralisée). Mais il a en sa faveur des arguments de poids :

a) il propose un traitement peu cher, qui ne lui rapporte rien, à lui ;
b) la courbe de l'épidémie répond parfaitement à ce qu'il en pensait voici deux mois : forme "en cloche", absence de rebond lors du déconfinement... ;
c) les pays qui ont adopté son traitement (Grèce, Maghreb, Portugal, par exemple) semblent avoir maitrisé leur taux de mortalité, là où la France a lamentablement échoué - même si, je le répète, on ne pourra tirer des bilans (sur ou sous-mortalité ?) qu'au fil des mois, les études statistiques à chaud étant percluses de biais, comme le site de l'INSEE l'explique bien ;
d) sa volonté de travailler en urgence, dans cette situation de crise, semble avoir été la bonne réponse. Les études pharmacologiques habituelles, si elles permettent de sécuriser l'emploi de médicaments en temps ordinaire, s'inscrivent dans une temporalité trop longue lors d'une épidémie. La preuve, la majorité d'entre elles ne vont délivrer leurs résultats qu'après la bataille - ou pas du tout ! Mais, dans l'intervalle, quid du sort des dizaines de milliers de malades qui n'auront pas pu bénéficier d'un traitement peut-être efficace ?

Le rôle d'un gouvernement et des institutions d'un pays comme le nôtre, est évidemment de protéger du mieux qu'il peut ses citoyens. N'assiste-t-on pas à l'inverse, au nom, peut-être, d'intérêts privés ?

Deux des innombrables articles sur la question :
https://www.parismatch.com/Actu/Sante/Coronavirus-L-etude-de-Lancet-sur-l-hydroxychloroquine-de-plus-en-plus-contestee-1687458
https://www.parismatch.com/Actu/Sante/L-hydroxychloroquine-Victime-d-un-complot-1687305

On peut aussi utiliser #lancetgate
« Dernière édition: 03 Juin 2020 à 11:09 par Gilles GENEVIEVE » Journalisée
Gilles GENEVIEVE
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« Répondre #18 le: 04 Juin 2020 à 09:46 »
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Chaque jour nous apporte de nouveaux épisodes du feuilleton #lancetgate. Je ne sais pas s’il y a un précédent, concernant une revue autrefois considérée comme sérieuse, mais je pense qu’on est devant un cas d’école, s’agissant d’une épidémie touchant un grand nombre de personnes. Jugez plutôt :
Le 2 juin, le Lancet publie une « expression de préoccupation » sur l’étude incriminée ce qui pourrait, à terme, se conclure par le retrait pur et simple de l’étude.
Le même jour, « l'Association of American Physicians & Surgeons (AAPS) intente une action en justice, AAPS c. FDA , contre la Food and Drug Administration pour mettre fin à son ingérence arbitraire dans l'utilisation de l'hydroxychloroquine (HCQ). De même, l'université de Minnesota déclare avoir engagé des poursuites juridiques à l'encontre de la société Surgisphere, qui a fourni les données utilisées dans l'étude très controversée du Lancet.
Le 3 juin, l’OMS annonce la reprise des essais cliniques sur l'hydroxychloroquine, les membres du Comité de sécurité et de suivi ayant estimé "qu'il n'y a aucune raison de modifier le protocole" de ces essais. Revirement à 180°, donc.
Voyons si, aujourd'hui ou dans quelques jours, O Veran va prendre une mesure allant dans le même sens, lui qui s'était empressé de prendre prétexte de l'étude en question pour interdire les essais en France. Mais, le pauvre, quoiqu'il fasse, il se déjuge : ça s'appelle se tirer une balle dans le pied. Ou il suit l'OMS, et il avoue s'être trompé en interdisant les essais ; ou il ne la suit pas, et on pourrait se demander pourquoi il s'aligne dans un cas et pas dans l'autre, ce qui ressemblerait très fort à une posture partisane. De là à penser que nous avons trouvé là le chef de file des néo-pseudo-experts, il n'y a qu'un pas.
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Gilles GENEVIEVE
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« Répondre #19 le: 04 Juin 2020 à 23:20 »
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Et ça continue :
3 juin à l'initiative de l'INSERM, les différents essais en cours réintroduisent les protocoles liés à l'hydroxychloroquine (quid d'Olivier Véran et du décret d'interdiction qu'il a promulgué ?)
4 juin : 3 des 4 auteurs de l'étude du Lancet se rétractent

Comme le conclut France-Soir : à qui profite le crime ?
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Gilles GENEVIEVE
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« Répondre #20 le: 05 Juin 2020 à 07:10 »
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Et, comme il fallait s'y attendre, le Lancet retire son article et présente ses excuses, dans une publication de "retractation".

(https://www.thelancet.com/lancet/article/s0140673620313246?utm_campaign=tlcoronavirus20&utm_source=twitter&utm_medium=social)

Encore une fois, les évènements donnent raison à Didier Raoult, qui avait dénoncé une étude "foireuse" dès qu'il en a pris connaissance.

Nous sommes face à une fraude avérée, dont l'enjeu est la santé, voire la vie, de dizaines de milliers de personnes.

Répétons-le : à qui profite le crime ?
Journalisée
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